L'Aménagement du territoire...
C'est sans aucun doute la problématique principale du développement durable. L'aménagement du territoire est un des secteurs les plus prolifique en France, et son poids dans l'économie française n'est pas négligeable. Il concerne les sociétés de travaux publics, les promoteurs immobiliers et les sociétés d'autoroutes entre autres. Dans le cadre de l'aménagement du territoire, un seul décisionnaire : la Mairie, qui s'appuye sur les Plans Locaux d'Urbanisme, largement modifiés au profit de l'espace urbain et au détriment des espaces naturels. L'enjeu écologique principal dans le cadre de l'aménagement du territoire reste la conservation de zones naturelles ou tout au moins l'intégration la moins néfaste possible de l'espace urbain, des voies de communication ou des équipements touristiques vis à vis des milieux naturels.
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Villes et agglomérations...
Equipements touristiques...
Voies de communication...
Avec la société de confort et né le tourisme moderne, et l'ensemble des infrastructures et services qui en découle. La région Rhône Alpes est un pôle touristique très puissant, et notamment dans le cadre de la pratique des sports d'hiver (les départements de Haute Savoie, de Savoie et de l'Isère regroupent à eux trois la majorité des destinations touristiques hivernale soit quelques 43 millions de nuitées touristiques pour la saison d'hiver). Pour faire face à une telle demande, et parceque le monde de l'aménagement touristique sport d'hiver est en plein essor, les domaines skiables se sont agrandis, les équipements touristiques tels que les remontés mécaniques se sont développés en de véritable toiles criblant le paysage alpin. Quel impact des aménagements ? En premier lieu un dérangement important de la faune sauvage par les skieurs, faune déjà affaiblie par la rigueur hivernale d'où une hausse de mortalité pour de nombreux oiseaux et mammifères (lièvre variable, lagopède alpin, Tétras lyre et Grand tétras). Les oiseaux souffrent de surcroît de collisions avec les cables de remontés mécaniques (Hibou grand-duc), bien que des mesures aient été prises pour augmenter leur visibilité (pose de “visuels de prévention”). Enfin, les pistes de ski, espaces ouverts dans le massif forestier montagnard, sont de véritables zones de fracture dans le domaine vital des espèces sauvages, soit des zones de fragmentation qui à moyen et long terme peuvent entraîner de graves conséquences sur la santé des populations (cas de la Gélinotte des bois). Outre cette problématique “spatiale”, le tourisme d'hiver induit une pollution importante des zones de sources et est à l'origine de déséquilibres hydriques importants. En effet, la saison d'hiver en montagne et haute montagne correspond à une période de débit minime des ruisseaux, or les rejets d'assainissement des aménagements touristiques (hotels, chalets) sont à leur débit maximum durant cette période. Ces rejets, non dilués, ont un impact maximal sur la qualité des cours d'eau. D'autre part, les équipements touristique tels que les canons à neige consomment une grande quantité d'eau, d'où la construction de retenues collinaires, véritables barrages sur les cours d'eau, pour les alimenter et fournir la masse touristique en eau potable. La modification du régime hydrologique des cours d'eau dans leur partie la plus apicale peut être à l'origine de graves sécheresses au printemps et en été. Le réchauffement climatique, bien visible en haute montagne lorsque l'on observe le recul des glaciers depuis 30 ans, agrave la problématique du déficit hydrique par l'utilisation accrue des canons à neige. Le tourisme d'été (randonnée principalement) reste bien moins néfaste pour les milieux naturels que les sports d'hiver, bien qu'il produise une grande quantité de déchets le long des parcours et induise un dérangement de la faune sauvage (chiens, “safaris photographiques”) et de la flore (piétinement, ceuillette d'espèces protégées).
En image ...
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En France, les routes et autoroutes comptabilisent un linéaire de plus de 1 079 000 km soit 1,2% du territoire national métropolitain. A côté de ce chiffre titanesque, les voies ferrées (32 888 km) et les réseaux fluviaux navigables (6 700 km) font pâle figure. Les voies de communication routières sont des sources de pollutions diverses et sont à l'origine d'une modification importante du paysage. La cause de pollution la plus directe est celle liée aux émissions de CO2, gaz à effet de serre, et de SO2, responsable des pluies acides, issues non seulement des automobiles mais également de la production des enrobés. En effet, le CO2 produit par les véhicules représente 36,6% des émissions nationales, la production d'enrobés et leur transport représente quant à eux 0,9% de l'émission nationale. Cette proportion varie fortement dans le cas de l'émission du SO2 puisque la seule production des enrobés est à l'origine de 2,9% de l'émission nationale contre 4,6% pour le parc automobile français. Terrassements, entretien et construction des routes sont à l'origine de 297 millions de tonnes de déchets par an, principalement inertes. Les deux tiers sont recyclés soit sous forme de remblais routiers ou de carrières soit en techniques routières, le tiers restant est destiné à la décharge (100 millions de tonnes !). A noter toutefois que des efforts sont réalisés pour économiser et recycler certains matériaux, c'est le cas des déchets enrobés réemployés à 97%. D'autre part, la construction et l'entretien des routes consomme quelques 200 millions de tonnes de granulats par an sur une production nationale totale de 400 millions de tonnes, soit un équivalent de 3 tonnes de granulats par français et par an. Ces extractions sont généralement locales pour réduire les frais d'exploitation, et généralement issues de gravières en zone alluviale (anciens lits majeurs des cours d'eau français). Ce type d'extraction peut entraîner une modification des niveaux piezométriques (niveau des nappes phréatiques) et des perturbation dans le fonctionnement hydrologique des nappes phréatiques (d'où assèchement de marais par exemple). L'extraction en carrière entraîne de graves pollutions paysagères. Enfin, les voies de communications sont des zones de fragmentation importante du paysage, des milieux naturels et donc des populations sauvages (faune et flore confondue). Bien que des efforts soient réalisés par la mise en place de passage à faune sauvage, trop peu de voies de communication sont encore équipées et le nombre d'écrasement d'animaux sauvages reste totalement inacceptable dans certaines régions. Outre ce problème d'écrasement, la fragmentation des paysages et populations entraîne une fragilisation génétique des populations et à long terme leur extinction (maladies, consanguinité). De plus, ces zones de fracture du paysage sont également des sources d'espèces invasives (graînes accrochées aux automobiles par exemple), extrêmement nocives pour la biodiversité.
Depuis les années 60, l'espace citadin n'a cessé de s'accroître au détriment des milieux naturels, non seulement par l'étalement urbain mais également par le développement des couronnes péri-urbaines ( plus 3 millions d'habitant en 25 ans). Plusieurs raisons à celà : exode rurale (Entre 1936 et 1999, la population des villes françaises a doublé, passant de 22 à 44 millions d'habitants), déplacement des secteurs d'activités à la périphérie des agglomérations et développement des activités tertiaires urbaines. Avec la société urbaine est née la société de consommation et de confort, beaucoup moins adaptée à la gestion raisonnée des ressources naturelles et à la préservation des milieux sauvages que la société rurale d'avant guerre. L'accroissement de l'espace urbain en “Unités urbaines” (plus de 57 villes de plus de 100 000 habitants en France) a plusieurs conséquences, la première non négligeable étant l'étiolement des espaces naturels, habitat d'une faune et d'une flore sauvage inadaptée à la vie citadine. Cette restriction des surfaces naturelles ont un impact direct lié à l'affaiblissement de l'espace vital des espèces sauvages mais également lié à la fragmentation des espaces naturels, néfaste à moyen et court terme sur les populations sauvages. Outre ces problèmes de réduction de surface des milieux naturels, l'espace urbain est une source importante de déchets divers et variés. Avant la mise en place par les communautés de communes des stations de tri, de compost et de recyclage ainsi que la mise en place des équipements de tri sélectif, la majorité des déchets, soit plus de 450 kg par an pour chaque Français, les ordures étaient incinérées (impact sur la qualité de l'air), enfouies en décharge (impact sur la qualité du sol et des milieux aquatiques par infiltration des substances nocives dans les nappes phréatiques) ou laissées à l'abandon pas des citoyens peu scrupuleux dans des décharges sauvages (impact paysager et pollution directe sur les milieux naturels). De nos jours, les process de tri et de recyclage sont bien en place dans les grandes unités urbaines, bien que l'on assiste encore trop souvent au triste spectacle des dépôts sauvages. Enfin, les villes doivent faire face à une grande quantité de rejets d'assainissement domestique, traités dans de nombreuses unités urbaines par des stations d'épuration (STEP = assainissement dit “collectif”). Malheureusement, toutes les communes, et principalement celles qui ne sont pas reliées au réseau d'assainissement (périphérie urbaine), ne peuvent récolter les rejets de chaque riverain qui font quelquefois appel à un assainissement “individuel” (fosses sceptiques) dont l'efficacité n'est pas toujours suffisante (principalement pour les détergents ménagers et les lessives), d'où une pollution directe sur les milieux aquatiques. Les réseaux d'assinissement collectif mis en place par les communautés de communes ont quant à eux des capacités limitées (on parle d'équivalent habitant) et ne traitent pas toutes les polluants pour les plus anciennes. Les STEP peuvent également émettre des rejets non traités lorsque le débit entrant est trop fort (dans le cas de grosses précipitation par exemple). Certaines unités urbaines ont également mis en place une évacuation des rejets traités en STEP au niveau de cours d'eau à fort débit pour augmenter la dilution des polluants résiduels et limiter ainsi leur effet néfaste (cas du réseau d'assinissement collectif de l'agglomération chambérienne qui ne rejette pas dans la Leysse mais directement dans le Rhône par l'intermédiaire du canal d'assainissement passant sous le massif de l'Epine).
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