Que signifie ressources naturelles ? C'est l'équivalent des milieux naturels du point de vue économique et fonctionnel. Depuis que l'activité humaine impacte une grande majorité de milieux sauvages, il devient plus juste d'utiliser le terme ressources naturelles, bien que ce terme ne souligne pas la dimension écologique des espaces sauvages. Il existe deux grands types de ressources naturelles : les ressources renouvelables et les non renouvelables. Les ressources renouvelables, telles que les être vivants, l'eau, ou les énergies renouvelables sont des ressources dont le stock peut se reconstituer à une échelle temporelle courte (échelle humaine). Ce terme implique également que le stock se renouvelle aussi vite qu'il a été consommé, ce qui est loin d'être une réalité de nos jours. Les ressources non renouvelables sont les sols, les minerais et les énergies fossiles qui ne se reconstituent qu'à une échelle temporelle géologique. L'exploitation de ces ressources (pétrole, charbon principalement) comme des ressources renouvelables induit de graves déséquilibres dans le cycle des éléments et est responsable du réchauffement climatique global (le carbone remit dans l'atmosphère n'est absorbé par la Terre qu'à une vitesse très lente, sur un pas de temps géologique, bien que les océans et les forêts tamponnent légèrement l'excès de CO2 atmosphérique).
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Exploitation des ressources naturelles
L'eau, essentielle à la vie et omniprésente dans tous les milieux naturels, a de nombreux usages et la législation française de ces usages est très complexe. Outre son rôle dans la production d'énergie à travers les retenues hydroélectriques, l'eau est largement utilisée en agriculture et dans les industries. L'eau est non seulement un élément nécessaire à la vie, elle est également un support sportif et touristique incontournable. L'agriculture, dans le cadre de l'irrigation, est le plus gros consommateur d'eau en volume annuel. Bien que tout utilisateur d'eau paye la taxe de “pollueur payeur”, fixée par l'Agence de l'eau, les agriculteurs restent dans le cadre de l'irrigation exemptés de cette taxe. Pourtant, l'agriculture est à l'origine de nombreuses pollutions de type organique, matières en suspension ou pesticides. En effet, le lessivage des sols agricoles induit un fort enrichissement des eaux en matière azotée du fait de la présence excédentaire d'engrais dans les sols. De plus, les cultures découvrantes n'assurent pas une rétention suffisante des particules du sol, qui dans le cas d'utilisation de pesticides, sont fortement chargées en composés organiques toxiques. C'est pourquoi la mise en place de “franges vertes”, c'est à dire d'une zone de végétation “sauvage” en bordure des cours d'eau, est un élément essentiel dans la préservation de leur qualité (ces franges vertes permettent d'absorber les composés organiques excédentaires et stoppent les particules du sol avant qu'elles n'atteignent le cours d'eau). Outre les cultures, les élevages intensifs de bétail sont également producteurs de grandes quantités de matières azotées, tout particulièrement les élevages de porcs (référencées en Installations Classées Pour l'Environnement par la Directions Régionales de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement ). L'industrie est également un gros consommateur d'eau, à travers les différents process de fabrication et de refroidissement. Bien que les normes européennes réglementent strictement la qualité des eaux de rejet industriel, il existe de nombreux cas de pollutions accidentelles aux métaux lourds, détergents ou solvants dans les écosystèmes aquatiques. Si ce type de pollution n'est pas létal pour la vie aquatique, elle peut avoir de graves conséquences sur la reproduction des populations piscicoles et un effet néfaste sur la santé humaine à travers la bio-accumulation des métaux lourds (plomb, mercure, cadnium) et substances chimiques (cyanures) dans la chaîne alimentaire (c'est également le cas des pesticides !). L'augmentation des densités de population humaine (à travers le développement urbain et péri-urbain notamment) et des voies de communication a également eu un lourd impact sur la qualité de l'eau, d'autant plus que l'urbanisation s'étend de plus en plus haut sur les bassins versant. Avant 1980, les stations d'épuration (STEP) et les réseaux de collecte des rejets domestiques étaient très peu développés. Les cours d'eau et lacs, principaux déversoirs de ces rejets non traités, ont alors subit une eutrophisation importante causée par l'excès non seulement de nitrate mais surtout de phosphates (présents dans les lessives en forte quantité avant 1985). Les voies de communication, routes et autoroutes, sont également des sources de pollution lors des précipitations : les résidus d'hydrocarbures et de métaux lourds issus des échappement sont lessivé par les pluies et débouchent inexorablement dans les milieux aquatiques. Depuis une vingtaine d'années, les communes et communautés de communes développent leur réseau d'assainissement, permettant le traitement des rejets domestiques. Bien que ces structures contribuent à la préservation de la qualité des milieux aquatiques, les STEP ne traitent pas tous les types de rejets (cas des phosphates encore récemment) et peuvent rejeter à même la rivière des rejets non traités (lors de fortes précipitations, l'influ excédentaire passe au niveau d'un déversoir). Les réseaux de collecte des eaux de ruissellement routier se développent également de nos jours.
A la fin de la dernière glaciation, vers 1600 av. JC, la forêt française couvrait plus de 80% du territoire soit quelques 44 millions d'hectares. La forêt mature dite “climacique” est le stade d'évolution naturel des milieux naturels français, qu'ils soient alluviaux, collinéens ou montagnards. L'an 1000 représente le début d'une époque de défrichage, notamment avec les “moines défricheurs” qui mettent en valeur l'espace forestier (qui leur a été donné du fait de leur mauvaise réputation) en défrichant et réouvrant ces milieux (ex: les étangs des Dombes sont nés du défrichage de la forêt alluviale à la confluence entre la Saône et le Rhone). La forêt française connaît son plus grand recul en 1789, soit seulement 15% du territoire français (7,7 millions d'hectares), la coupe des forêt étant accrue par le besoin de matière première pour la marine. Depuis cette date, la forêt reprend du territoire, non seulement du fait d'une volonté politique de reforestation, mais également suite à la déprise agricole (abandon de l'agriculture extensive en milieux ouverts et recolonisation progressive par les ligneux). Il est estimé que la forêt couvre de nos jours 15 millions d'hectares (27% du territoire) et croît de quelques 30 000 hectares par an. Elle appartient pour 10,4% à l'Etat (Forêts domaniales), 16,2% aux collectivités et 75,4% aux particuliers et son gérées par l'Office National de la Forêt (Etablissement public sous tutelle de l'Etat) ou les Centres Régionaux de la Propriété Forestière. Les atteintes aux milieux forestiers sont liés soit à une sylviculture inadaptée, soit aux pollutions chimiques atmosphériques ou biologiques (espèces invasives). Dans un premier temps, la monoculture (une seule essence cultivée) associée à une gestion en futaie régulière (avec éclaircicement du sous-bois) entraîne une forte fragilité de la forêt vis à vis des tempêtes (pour exemple, on notera l'impact de la Tempête de 1999 sur les forêts françaises) et des insectes ravageurs invasifs. D'autre part, les coupes rases de forêt avec replantage de résineux (essences mal adaptées au sols collinéens mais très productives) induisent une acidification et un amincissement des sols, ainsi que de fortes perturbations hydrologiques (essences très exigentes en eau). Les pluies acides engendrées par l'industrie, mais également les pollutions gazeuses au fluor (cas de la Maurienne autour des industries d'aluminium Pechiney), au dioxide de souffre, aux oxydes d'azote et à l'ozone provoque également un dépérissement forestier important, aggravé par l'arrivé d'insectes ravageurs invasifs tels que la Graphiose de l'Orme ou la Tordeuse du Tremble. Enfin, l'abandon total de la gestion de certaines forêts (principalement privées) peut avoir de lourdes conséquences sur leur santé lors de l'apparition de ces espèces invasives. La chasse et la pêche sont des activités strictement réglementées par le code de l'environnement. Toutes les espèces ne sont pas “prélevables” (espèces protégées) et pour la majorité des autres espèces, des dates d'ouverture et de fermeture de l'activité cynégétique et piscicole existent. Tout chasseur, tout pêcheur doit acquitter une taxe à l'état et une taxe associative leur permettant d'intégrer une Association agréée (Asso. Communale de Chasse Agréée pour les chasseurs, Asso. de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique pour les pêcheurs). Les associations sont regroupées en Fédérations départementales, responsables de la gestion cynégétique et piscicole, ainsi que du suivi de la santé des populations. La police de la chasse et la police de la pêche sont respectivement assurées par l'Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage et le Conseil Supérieur de la Pêche (bientot Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques), organismes para-publics, qui sont également initiateurs d'etudes de qualité et de méthodes de suivi des populations. Fédérations et ONCFS/ONEMA sont sous tutelle des Délégations Départementales de l'Agriculture et de la Forêt (représentants du Ministère), responsable de toutes les autorisations et déclarations concernant les interventions sur les milieux concernés. Les atteintes aux populations cynégétiques et piscicoles sont essentiellement représentées par le braconnage, soit la capture d'espèce protégées, la capture par des méthodes non autorisées ou hors des périodes autorisées (correspondant aux périodes de reproduction pour les espèces aquatiques, les périodes de migration pour les oiseaux). Outre le braconnage, la gestion halieutique ou cynégétique inadaptée peut avoir de lourdes conséquences sur la structure des populations sauvages. Le gestion piscicole surdensitaire, soit le laché d'espèces non autochtones (Ex: Truite arc en ciel) en grande quantité est souvent préférée à la gestion patrimoniale (renaturation des cours d'eau pour optimiser le cycle biologique des espèces autochtones) du fait de la demande importante des usagers en efficacité de pêche. Autre atteinte non négligeable : l'introduction d'espèces invasives, de manière volontaire ou non, induisant une disparition ou tout au moins une fragilisation des espèces sauvages autochtones.
Les carrières et les mines représentent une autre modalité d'exploitation des sols. Les mines sont des zones d'extraction à ciel ouvert ou en sous-sol de combustibles (charbon, pétrole, gaz), de métaux ou de gemmes. Les mines les plus répandues en France sont les mines à charbon ou exploitations houillères. Datant du Moyen Age, les mines de charbon connaissent leur pic d'exploitation en 1960. Il ne reste en métropole plus aucune exploitation houillère (fermeture de la dernière mine de charbon en Lorraine en 2004), seules quelques petites exploitation de sel (Lorraine), bauxite (Hérault), calcaire asphaltique (Gard) et bitume (Ain) subsistent encore. Les mines ont un impact paysager important (terrils = dômes de matériaux stériles, friches industrielles) et destructurent le sol et le sous-sol (affaissement de terrain, ravinement). Elles représentent également des sources de pollution énormes des milieux aquatiques à travers les Draînages Miniers Acides (DMA) : solutions minérales acides issues de l'oxydation des souffres mis au contact de l'air, les DMA entraînent une acidification suffisante du cours d'eau pour détruire toute forme de vie aquatique, ainsi que des nappes phréatiques (déjà largement perturbées par la destructuration du sous-sol). Bien que de nombreux progrès aient été faits, la réhabilitation des mines en fin d'exploitation reste un problème de taille dans de nombreux pays. Les carrières sont des zones d'extraction de sable ou de mineraux non métalliques ou carbonifères. Les produits extraits sont destinés aux industries (matières premières tels que le calcaire ou l'argile), à l'ornementation (marbre et granit) ou aux batiments et travaux publics (graviers et sables des gravières en zone alluviale ou des carrières de roche massive). En exploitation, ce sont des zones de fort dérangement pour la faune et la flore (tirs de mine, vibration des camions) et de destruction de leur habitat. En fin d'exploitation, les carrières constituent une forte pollution paysagère (falaises et trous d'apparence minérale) et peuvent provoquer de profonds affaissements de terrain dans le cas de carrières en sous-sol. L'impact des gravières en zone alluviale reste encore peu évalué, elles mènent souvent à la création de plans d'eau par affleurement de la nappe phréatique.
L'élevage et les cultures sont les premières modalités d'exploitation des sols. Initiés par la domestication des animaux sauvages et la sédentarisation de l'être humain, ce domaine a fortement évolué avec l'apparition de nouvelles techniques agricoles, des produits chimiques de traitement et des variétés améliorées. Ce n'est pas l'Agriculture seule qui de nos jours présente une lourde problématique envrionnementale, mais bien son intensification. En effet, l'agriculture extensive, encore très développée dans la France rurale du début du siècle, et essentiellement représentée par la fauche et le patûrage, constituait une activité humaine très intégrée aux milieux naturels. Elle permettait en l'occurence la diversification des habitats à travers l'ouverture des milieux forestiers soit la création de prairies sèches et humides ou de marais. Pourtant, depuis la déprise agricole, et du fait de la moindre rentabilité de ce type de pratique vis à vis de la Politique Agricole Commune, l'agriculture extensive a fait place il y à une cinquantaine d'année à une agriculture intensive inadaptée à la gestion durable de notre environnement. Premier point néfaste des pratiques intensives : le remembrement agricole. Premier signe de l'intensification agricole, fortement représenté dans le nord de la France, le remembrement consiste à faciliter la mécanisation de l'agriculture en augmentant les surfaces agricoles unitaires par agglomération de plusieurs parcelles (depuis 1979, le nombre d'exploitations agricoles de moins de 20ha ont été divisés par trois, le nombre d'exploitations de plus de 100ha ont triplé). Il a ainsi induit la disparition massive des paysages de bocage (parcelles de faible surface bordées de haies) cher à de nombreuses espèces, et notamment divers rapaces nocturnes tels que la Chouette hulotte, le Hibou moyen-duc et la Chevêche d'Athena. La mise en culture d'espèces productives et rentables est une autre problématique de cette intensification de l'agriculture. En effet, ce type de culture est souvent inadapté au sol et induit de lourdes conséquences sur les milieux naturels. L'exemple type est le Maïs, plante tropicale importée d'Amérique centrale au 16ème siècle. La maïsiculture est une culture très exigeante en eau durant les périodes de moindre pluviométrie en zone tempérée, c'est pourquoi elle pose de gros problèmes d'irrigation dans les milieux secs (assèchement de nombreux ruisseaux observés en France). Contradictoirement, cultivée en zone alluviale ou la nappe est très affleurante, la maïsiculture nécessite un draînage des parcelles, induisant une modification massive des communautés végétales et animales alentours. Outre ces problématiques, la culture du maïs utilise de grandes quantités d'engrais azotés. Très découvrante, cette culture ne permet pas la rétention des éléments du sol lors de précipitation, d'où un ravinement du sol et une pollution organique des systèmes aquatiques environnants. Hormis ces problèmes liés aux caractéristiques même des cultures, l'intensification de l'agriculture à induit l'utilisation de produits phytosanitaires, généralement épandus en excès sur les cultures. La problématique pesticide résulte de leur faible spécificité, de la toxicité de ses métabolites secondaires (une fois transformés par les plantes) et de leur temps de résidence (rémanence) fort dans les sols d'où une pollution des nappes phréatiques. Associés à des espèces découvrantes telles que le maïs ou la vigne, ils sont de plus transporté avec les éléments du sol libre dans les cours d'eau. On notera le cas tristement célèbre du Gaucho, commercialisé par Bayer dans les années 90 et interdit à l'utilisation en 2004 sur les cultures de maïs. Cet insecticide, voyageant dans le système vasculaire des plantes puis dans les pollens et nectars, induit une defaillance du système nerveux des insectes d'où la disparition, entre 1996 et 2003, de plus de 450 000 ruches (sur 1,45 millions) et une chute de la production moyenne française de miel (de 75 à 30 kg par ruches).
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