L'étage alpin est consécutif à la zone de combat de la forêt sub-alpine vers 2200 m, et est limité dans sa partie supérieure, vers 2800 m, par l'étage nival où prédominent glaciers et rochers sur lesquels seuls mousses, algues et lichens subsistent (la diversité d'espèces de ces trois groupes y est en revanche non négligeable). L'étage alpin est principalement occupé par les pelouses alpines, qui perdent de leur continuité au fur et à mesure que l'on s'élève en altitude. En effet, la pelouse dense dans la partie basse des milieux alpins se trouve entrecoupée par d'autres milieux biens spécifiques que sont les combes à neige, les éboulis et les morraines. Ces limites altitudinales varient en fonction de la latitude, de l'exposition, mais également en fonction de l'intériorité du massif (cotes plus élevées dans les massifs centraux que dans les pré-Alpes). Les conditions de vie y sont extrêmes et les périodes de végétation et de reproduction beaucoup plus tardives et courtes (9 mois de végétation en zone collinéenne contre 3 mois en zone alpine). Les facteurs limitants les cycles biologiques sont la température (températures basses voir négatives) et l'enneigement qui limite la période de végétation. Les fortes précipitations, souvent rendues indisponibles par le gel et les faibles capacités de rétention du sol, n'arrivent pas à combler la forte évapo-transpiration induite par l'air très sec. Le vent qui a un effet mécanique sur la végétation accroît également l'effet du froid, du gel et de l'évapo-transpiration. Le rayonnement solaire, riche en UV et en action conjointe avec le froid, induit un nanisme chez les plantes par inhibition des hormones de croissance et une coloration vive des fleurs, souvent disproportionnées par rapport au reste de la plante. Pour faire face à ces conditions extrêmes, la flore alpine a développé un panel d'adaptations. En premier lieu, c'est l'adaptation des feuilles à l'évapotranspiration : Feuilles de petites taille, coriace, vernisée ou limitée à des aiguilles (limitation de la surface d'évaporation, ex: Raison d'ours, Genevrier nain), mais également présence de feuilles charnues chez certaines espèces (réserves d'eau, ex: Joubarbes) ou développement d'une pillosité importante (”fourrure” capable de retenir de minuscules gouttes d'eau, ex: Edelweiss). Le port des plantes alpines est souvent très touffu, on parle de port en “coussinet”. Ce système permet de limiter également la transpiration, protèger jeunes feuilles et bourgeons du vent et des rayonnement UV et garder chaleur et substrat au sein du groupe. Les plantes alpines présentent de surcroît un système radiculaire développé leur assurant un bon ancrage et un approvisionnement en eau en profondeur.
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Combes à neige ...
Eboulis, Morraines et Rochers...
Pelouses alpines ...
Pelouses qui s'étendent de la limite supérieure de la forêt subalpine jusqu'au pied des glaciers si le relief n'est pas trop accidenté. Le sol est constitué d'un humus peu épais reposant sur la roche mère. Le couvert végétal est dense et l'enracinement profond, assurant au sol une relative stabilité et empêchant son érosion. En période de floraison (juillet à août), les pelouses alpines présentent une multitude de couleurs vives, souvent agencées en taches très denses. La pelouse alpine, constituée d'une mosaïque de micro-habitats (irrégularités du sol, sources) se caractérise par une flore originale et diversifiée, ainsi certains groupes floristiques n'apparaissent que dans ce type de milieu (ex : Gentianacées). Ainsi, en Suisse, 50% des espèces de plantes habitent au dessus de la limite de la forêt alors que cette zone ne réprésente que 23% du territoire. Il en va de même dans le reste des Alpes. Ces espèces constituent souvent une forte proportion de la biomasse prairiale et semblent avoir des conséquences importantes en matière de composition chimique de l'herbe. La pelouse alpine est composée de groupes de flore très variés : Gentianacées (Gentiane jaune, Gentiane à feuilles d'Asclépiade, Gentiane de Koch, Gentiane printanière), Orchidacées (Orchis vanille, Orchis grenouille), Fabacées (Trèfle des Alpes, Trèfle baie), Asteracées (Arnica des montagnes, Crépide orangée, Epervière auriculée), Rosacées (Benoite des montagnes, Potentille dorée), Violacées (Pensée éperonnée), Poacées (Nard raide, Canche flexueuse, Flouve odorante), Joncacées (Luzule jaune) et Scrophulariacées (Véronique des Alpes et Véronique à feuille de Serpolet). De nouveaux groupes apparaissent au fur et à mesure que la pelouse alpine perd de sa densité au profis des rocailles, on notera l'apparition des Boraginacées (Myosotis alpestre), Polygalacées (Polygale des Alpes), Campanulacées (Raiponces sp.), Cyperacées (Laîches bicolore et fétide), Polygonacées (Renouée vivipare) et des Asteracées emblématiques tels que l'Aster des Alpes et l'Edelweiss. Sur le plan faunistique, on notera la présence dans ces milieux de rhopalocères remarquables tels que le Grand apollon, le Nacré grisâtre, la Mélitée de la gentiane, le Moiré variable ou encore l'Azuré de la phaque. La prairie alpine est aussi la principale zone de chasse de la Chouette de Tengmalm, du Faucon crécerelle, du Chocard à bec jaune ainsi que des Craves à bec rouge, du Grand corbeau, de l'Aigle royal et du Gypaète barbu. L'oiseau patrimonial de la pelouse alpine est le Lagopède alpin, relique frigophile des anciennes glaciations. En ce qui concerne les passeraux, on notera la présence du Pipit spioncelle, du Traquet moteux et de l'Alouette des champs. Les mammifères bien représentés dans ce milieu sont le Bouquetin, le Chamois, l'Hermine, et la Marmotte.
Il existes plusieurs types d'éboulis en fonction de la nature de la roche mère, de la taille des éléments et de la stabilité des éléments les constituants. L'altitude et l”exposition sont également des facteurs importants dans la composition des éboulis. Ces milieux peuvent être figés (éboulis consolidés) ou actifs (on parle de régénération). Sur les éboulis d'origine calcaire, généralement durs et incisifs, les éléments fins sont peu nombreux et on parle d'éboulis secs. La végétation s'y développant est de type calcicole xérophyle : Epervière à feuille de statice, Doronic à grandes fleurs, Arabette des Alpes, Campanule du Mont Cenis et la Trisète distique (la plus adaptée à ce type de milieu du fait d'un chevelu racinaire extrêmement dense). Les Schistes (roche métamorphique se débitant en feuillets) génèrent quant à eux des éboulis plus fins et plus humides, mais constituent un substrat généralement plsu mobile que les éboulis calcaires. S'y développent entre autres les Saxifrages à feuilles opposées et à deux fleurs, les différentes espèces de Génépi et la Renoncule des glaciers. Les éboulis représentent l'habitat privilégié du Lièvre variable, et de façon transitoire de la majorité des grands rapaces d'altitude. Souvent associées à des éboulis, les moraines sont des pierres arrachées, transportées et déposées par les glaciers. Les éléments constitutifs des morraines présentent généralement des formes plus régulières et arrondies que les éboulis typiques. Bien que la proximité de la glace maintienne une certaine humidité au sein des morraines, la ressource en eau y est faible de part le gel ou l'infiltration. Ainsi, les espèces végétales de morraines présentent généralement un système racinaire long et dense, participant localement à la stabilisation de la formation. Cette stabilisation peut se poursuivre jusqu'à la mise en place d'une végétation continue sur la morraine. Les espèces communément trouvées sur ces formations sont le Trèfle palissant, l'Epilobe de Fleischer, la Linaire des Alpes, la Benoîte rampante et l'Androsace des Alpes. Les rochers ne sont pas uniquement des formations minérales indurées et impropres à la vie. Il présentent généralement une grande mosaïque de micro-habitats, représentés par les failles et fissures. Ils n'en restent pas moins des milieux de vie extrême, et pour y croître, les végétaux ont développé des sytèmes d'adaptation ingénieux. On notera les longues racines en pivot, les ports en coussinet et rosette de feuilles, les feuilles charnues et une forte pillosité pour certaines espèces. La nature de la roche (siliceuse ou calcaire) est également déterminante pour la répartition des espèces inféodées à ces milieux. Sur roches calcaires se retrouvent la Campanule fluette, la Véronique fruticuleuse, l'Androsace helvétique, la Drave tomenteuse et l'Orpin noirâtre. Sur roche siliceuses apparaissent les diverses espèces de Joubarbe et de Saxifrage. L'oiseau emblématique de ce milieu est le Tichodrome échelette.
Les combes à neiges sont des milieux extrêmes de part un été plus tardif et moins long comparé aux autres milieux alpins. En effet, ce sont des cuvettes bordés de talus herbeux ou rocailleux, généralement à fond plat, où la neige persiste jusqu'au mois de juillet voir plus tard en fonction de l'exposition. Ces cuvettes ne sont alimentées par aucune source, les ressources hydriques provenant exclusivement de la fonte lente et tardive de la neige. Etant donné leur configuration géologique, les combes à neiges sont des milieux riches en matières organiques et sédiments fins apportés par le vent et capturés par la couche de neige résiduelle. Le sol des combes à neiges est caractéristique : terre acides et humides, composées d'une couche de substrat riche en matière organique surplombant un substrat rocheux variable et recouvert de dépôts alluviaux fins. La sélection spécifique au niveau de ces milieux est très forte, les associations végétales qui subsistent dans ces conditions sont généralement discrètes, peu colorées, mais formant un véritable tapis végétal chargé d'humidité. Pour pallier à cette période de végétation très courte, les plantes ont acquis diverses adaptations : prédominance d'une reproduction végétative pour certaines (cas de l'Alchémille à cinq follioles qui progresse grâce à ses stolons), développement des bourgeons sous la neige pour d'autres (cas de la Soldanelle des Alpes ou “perce-neige” dont les fleurs traversent littéralement la couche de neige). Les port des ces espèces est généralement rampant ou court et touffu. On notera la présence dans ces milieux de plantes emblématiques telles que l'Orpin des Alpes, le Saule herbacé considéré comme le “plus petit arbre du monde”, le Pissenlit des Alpes avec ses vertues médicinales, la Sabline à deux fleurs protégée en France, le Cresson de Chamoix et la Laîche fétide. Les combes à neiges sont également les zones de prédilection du Lagopède alpin en fin de période de reproduction, on y rencontre souvent la Niverolle des Alpes et le Rougequeue noir.
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